Travaux
Début des travaux pour la LGV Sud Europe Atlantique Tours-Bordeaux
Les travaux de génie civil marquent le début de la construction d’une ligne à grande vitesse. Programmés jusqu’à mi-2014, ils laisseront ensuite la place aux travaux d’équipement ferroviaire.
1/ Les travaux préparatoires
Les travaux préparatoires ont débuté sur plusieurs communes concernées par le tracé de la ligne à grande vitesse Sud Europe Atlantique (SEA) Tours-Bordeaux. Les équipes et les engins sont arrivés sur les premières « bases chantier ». Tour d’horizon de quelques-uns d’entre eux.
En Indre-et-Loire, la commune de Maillé, va accueillir un saut-de-mouton qui enjambera la ligne actuelle Paris-Bordeaux. Ce site, préalablement mis en chantier a dû être isolé pour sécuriser la ligne existante. Des écrans de protection ont été installés afin de prévenir tous risques de projection entre les espaces liés à la construction et les espaces ferroviaires en exploitation.
En Gironde, c’est sur la commune d’Ambarès que le lancement des travaux préparatoires a eu lieu dès le 1er trimestre 2012. Démolitions, travaux de déviation, création des premières pistes de chantier, …, autant d’interventions qui préparent les travaux de génie civil et d’équipement ferroviaire.

2/ Les travaux d’infrastructure
Ils concernent les travaux de terrassement et la construction des ouvrages d’art soit le génie civil. Débutés au printemps, ils se termineront mi-2014 pour laisser place aux travaux d’équipement ferroviaire.
Parallèlement, le recrutement des équipes via Pôle Emploi et la sélection des entreprises de sous-traitance sont en cours.
Qu’est-ce que le terrassement ?
Les travaux de terrassement aménagent le terrain naturel pour donner naissance à une plateforme. Pour une plateforme ferroviaire LGV plusieurs exigences sont requises :
- Eviter les courbes et les pentes trop prononcées pour assurer son exploitation optimale par les trains à grande vitesse,
- S’adapter aux contraintes morphologiques, géologiques et environnementales des secteurs traversés,
- Présenter une stabilité durable pour assurer son exploitation à long terme.

D’une manière générale, la surface du sol, le long du tracé n’est pas apte à soutenir la voie ferrée en l’état.
Par le biais de remblais et de déblais, les terrassiers modèlent le sol. Les matériaux denses sont extraits afin de fournir un sol dense, régulier, sans cavité et qui pourrait se dégrader avec le passage des trains.
Ces travaux s’effectuent au moyen de différentes machines : décapeuse, pelle mécanique, tombereau, bulldozer, niveleuse et compacteur.
Le long de l’autoroute A10, les terrassements débuteront en juin 2012 et feront appel notamment à la technique du minage.

Qu’appelle-t-on « ouvrage d’art » ?
Les ouvrages d’art représentent l’ensemble des constructions de grande importance liées soit à des voies de communication (tunnel, pont, viaduc …), soit à un dispositif de protection contre l’action de la terre ou de l’eau.

Quand débuteront les travaux d’équipements ferroviaires ?
Les travaux de superstructure qui concerneront la pose des éléments de voies, la signalisation, les télécommunications et énergie se dérouleront entre mi-2014 et 2016.
3/ Les bases travaux
En Charente, la commune de Brossac, traversée par la LGV sur 5,66 km, accueille une base travaux importante composée d’un atelier mécanique pour entretenir et réparer les engins, d’aire de stockage pour les matériaux de chantier et de bureaux techniques. Depuis mai 2012, 80 personnes travaillent sur ce site.
En Charente Maritime, Clérac a été retenue et accueille la principale base chantier. Cette installation s’étend sur 5 hectares et regroupe différentes infrastructures :
- Une base vie avec les bureaux de l’encadrement du chantier
- Une zone de stockage de matériaux
- Une base de maintenance mécanique
- Un laboratoire (pour l’analyse des matériaux par exemple)
- Une aire de tri pour les déchets
- Une aire de lavage des engins
- Une station d’épuration des eaux usées

A l’été 2013, 450 personnes et 130 engins de terrassement seront mobilisées sur la base de Clérac.
Ces bases chantier nécessitent parfois la réhabilitation de voies ferrées proches pour simplifier leur approvisionnement en matières premières. Ainsi la ligne Port-de-Pile – Nouâtre est réhabilitée par Lisea au printemps 2012. Elle assure la desserte et la maintenance de la base travaux de Nouâtre. Fin 2017, une fois la LGV SEA Tours-Bordeaux en circulation, cette ligne sera utilisée pour en assurer la maintenance.
4/ Les entreprises privées de travaux
Comme tous les chantiers de grande ampleur, celui de la LGV SEA Tours-Bordeaux entraîne des retombées économiques concrètes dans les régions traversées.
Pour permettre le développement des activités économiques locales, RFF a demandé au concessionnaire de s’engager pour favoriser l’accès des entreprises locales aux marchés de fournitures, prestations et services en mettant en place une politique de concertation avec les acteurs économiques locaux.
Contractuellement, RFF stipule que Cosea doit réserver 20% de la sous-traitance à des entreprises extérieures au groupe Vinci.
Les acteurs du projet
RFF : Concédant sur la LGV SEA Tours-Bordeaux, a en charge la gestion des 30 000 km de voies ferrées en France.
Lisea : Société concessionnaire de la ligne Sud Europe Atlantique (SEA) Tours-Bordeaux pour une durée de 50 ans. Le projet constitue la plus importante concession d’infrastructure ferroviaire jamais réalisée en Europe.
Cosea : Groupement d’entreprises piloté par Vinci Construction, Cosea est en charge de la conception et de la construction de la ligne.
Mesea : Futur exploitant de la ligne, responsable de sa maintenance.
